En ligne
En ligne

Sado-maso : définition et signification

Sado-maso, c’est quoi ? Un mot passé dans le langage courant, qui ne recouvre pas toujours ce que vivent les personnes concernées.

S’inscrire gratuitement

Sado-maso est l’abréviation courante de sadomasochisme : le fait de trouver du plaisir, sexuel ou non, à donner ou à recevoir une douleur, ou à exercer et subir une forme de domination, dans une relation choisie par les deux personnes. Le mot est entré dans le langage courant, souvent pour faire peur ou pour faire rire. Vu de près, il désigne quelque chose de plus calme et de plus discuté qu’on ne l’imagine.

Sadisme, masochisme : la différence

Ce sont deux choses distinctes, réunies par un seul mot.

  • Le sadisme, dans ce contexte, c’est prendre plaisir à infliger de la douleur, ou à la mettre en scène, à quelqu’un qui en a envie.
  • Le masochisme, c’est prendre plaisir à la recevoir, dans un cadre qu’on a choisi.

Une personne « sado-maso » n’aime pas forcément les deux côtés. Beaucoup préfèrent l’un, d’autres alternent ; dans le milieu, on les appelle Switch. Et la douleur dont on parle n’est pas celle d’une blessure ou d’un accident : quelqu’un qui aime ce frisson-là déteste le plus souvent se cogner le pied contre une table, comme tout le monde. Ce qui compte, c’est le contexte, l’attente, et le fait d’avoir choisi.

Dans le langage courant, « sadique » veut dire cruel. En BDSM, le mot décrit autre chose : une personne qui prend ce plaisir-là avec quelqu’un qui le souhaite, en regardant sans cesse comment va l’autre.

L’étymologie : d’où vient le mot

Les deux moitiés viennent de deux écrivains. Sadisme vient du marquis de Sade, dont les romans décrivent des violences qui n’ont rien de consenti. Masochisme vient de Leopold von Sacher-Masoch, l’auteur autrichien de La Vénus à la fourrure, dont le héros demande à une femme de le dominer. À la fin du XIXe siècle, le psychiatre Richard von Krafft-Ebing a fait entrer ces deux termes dans le vocabulaire médical, puis Freud les a repris.

Le mot vient donc d’une époque où l’on classait ces goûts parmi les maladies, et il n’a pas été choisi par les personnes concernées.

Sado-maso et BDSM : quelle différence ?

Le BDSM est le mot plus récent et plus large. Il comprend le sadomasochisme, le S et le M du sigle, mais aussi le bondage, la discipline, la domination et la soumission, qui peuvent se passer de toute douleur. Une personne qui aime être attachée, ou qui aime les rôles, n’a rien à voir avec le sado-maso au sens strict, même si le langage courant met tout dans le même sac. « SM » et « sado-maso » restent très employés en français, et personne ne te reprendra.

Sado-maso et psychologie : est-ce une maladie ?

Pendant longtemps, la médecine l’a rangé parmi les troubles. Ce n’est plus le cas. La onzième version de la classification internationale des maladies de l’Organisation mondiale de la santé, la CIM-11, publiée en 2018, ne compte plus le sadomasochisme consenti parmi les diagnostics. Elle garde en revanche un trouble pour le sadisme sexuel imposé à des personnes qui ne sont pas d’accord. La frontière est là où le BDSM la place aussi : dans le consentement.

Ceci n’est pas un avis médical. Si une envie te fait souffrir, te fait du tort ou en fait à quelqu’un d’autre, parles-en à un ou une sexologue qui connaît ces sujets.

Ce qui le sépare de la violence

La violence s’impose. Le sado-maso se discute, et bien davantage que ce qu’imaginent ceux qui n’en ont vu que des images. Avant de commencer, les personnes concernées parlent de ce qu’elles veulent et de ce qu’elles refusent : les limites absolues et les limites souples. Elles conviennent d’un safeword, ou mot d’arrêt, qui arrête tout (« rouge », le plus souvent). Après, elles prennent le temps de revenir au calme ensemble : c’est l’aftercare, les soins après la séance.

Le système des feux est une autre habitude courante : vert pour dire que tout va bien, orange pour ralentir, rouge pour arrêter (en anglais, on dit « yellow » pour orange). Aucune de ces habitudes ne supprime les risques ; elles servent à les connaître et à les réduire. Et un oui donné une fois ne vaut pas pour toujours.

Quelques idées reçues

  • « Ça vient forcément d’un traumatisme. » Rien ne permet d’en faire une règle. Beaucoup de personnes concernées ont une vie tout à fait ordinaire, au travail comme en famille.
  • « La personne soumise est faible. » Elle a posé ses limites et peut tout arrêter d’un mot. Voir la page sur la domination et la soumission.
  • « C’est comme dans les films. » Les films montrent rarement la conversation qui précède, et c’est pourtant l’essentiel.

En parler avec d’autres

Si ces mots te parlent, tu n’as pas besoin de décider tout de suite qui tu es. Notre page BDSM débutant propose des premiers pas, et la page kinky remet les mots à leur place.

THE CAGE est une communauté BDSM internationale : des profils, des blogs, un forum et des salons de tchat. L’inscription est gratuite, le forum et les salons aussi. Les membres écrivent surtout en anglais, et une fois dans ton compte, le site est en grande partie en anglais. Si tu te connectes depuis la France, une vérification de l’âge fait partie de l’inscription, en raison de la loi SREN ; elle passe par Yoti.

Questions fréquentes sur le sado-maso

Que veut dire sado-maso ?

C’est l’abréviation de sadomasochisme : trouver du plaisir à donner ou à recevoir une douleur, ou à exercer et subir une domination, dans une relation choisie par les deux personnes.

Quelle est l’origine du mot ?

Sadisme vient du marquis de Sade, masochisme de l’écrivain Leopold von Sacher-Masoch. À la fin du XIXe siècle, le psychiatre Krafft-Ebing a fait entrer ces termes dans le vocabulaire médical.

Quelle est la différence entre sadisme et masochisme ?

Le sadisme, c’est prendre plaisir à infliger une douleur à quelqu’un qui en a envie ; le masochisme, prendre plaisir à la recevoir dans un cadre choisi. Beaucoup de personnes préfèrent un seul des deux côtés.

Le sado-maso est-il une maladie ?

Non, pas quand il est consenti. La classification de l’Organisation mondiale de la santé, la CIM-11, ne le compte plus parmi les diagnostics. Elle garde un trouble pour le sadisme sexuel imposé à des personnes qui ne sont pas d’accord.

Sado-maso et BDSM, c’est pareil ?

Pas tout à fait. Le sado-maso porte sur le plaisir lié à la douleur et au pouvoir. Le BDSM est plus large : il comprend aussi le bondage, la discipline et les rôles, sans douleur s’il le faut.

Discuter avec d’autres

Le compte est gratuit, le forum et les salons aussi.

S’inscrire gratuitement