C’est l’un des fétiches dont on parle le plus, et l’un de ceux qui inquiètent le plus les personnes concernées. Ce qu’on sait, ce qu’on ne sait pas, et comment en parler.
Le fétichisme des pieds, c’est une attirance marquée pour les pieds, et parfois pour ce qui les entoure : les chaussures, les chaussettes, les bas. Le nom savant est la podophilie, mais presque personne ne l’emploie. C’est une préférence répandue, que beaucoup de gens vivent sans difficulté, et qui ne dit rien d’autre de la personne qui l’a.
Ça dépend des personnes. Certaines trouvent simplement les pieds beaux, comme d’autres remarquent d’abord les mains ou la nuque. Pour d’autres, c’est un élément important de leur vie intime, dont elles parlent avec leur ou leurs partenaires. Il n’y a pas de seuil à partir duquel on « est » fétichiste : le mot sert à se présenter si on en a envie, et à rien d’autre.
Cela peut aller avec un rôle dans le BDSM, par exemple dans un jeu de domination et de soumission, mais rien ne l’impose. Beaucoup de personnes qui aiment les pieds ne s’intéressent pas du tout au reste. Pour la différence entre fétiche et kink, lis notre page sur le fétichisme.
La réponse honnête : personne ne le sait vraiment. Il existe plusieurs pistes, et aucune n’est prouvée.
Il n’y a pas besoin de trouver une cause pour vivre avec un goût. La plupart des gens ne savent pas non plus pourquoi ils aiment ce qu’ils aiment.
Il n’existe pas de chiffre fiable pour l’ensemble de la population, et les pourcentages qui circulent en ligne viennent d’études qui ne mesurent pas la même chose. L’étude la plus citée, publiée en 2007 dans l’International Journal of Impotence Research, a examiné 381 groupes de discussion sur internet : les pieds et les objets qui s’y rapportent y arrivaient en tête des préférences. Elle compte des personnes qui parlent de fétiches en ligne, pas la population en général. On peut en retenir une chose : c’est loin d’être rare.
Pas en soi. La classification internationale des maladies de l’Organisation mondiale de la santé, dans sa onzième version (la CIM-11), a retiré le fétichisme de ses diagnostics. Ce qui peut poser problème, ce n’est pas l’objet de l’attirance, mais ce qu’elle fait à ta vie : une vraie souffrance, une envie qui prend toute la place, ou le fait de franchir les limites d’autres personnes.
Si tu en es là, parles-en à un ou une sexologue au fait de ces questions. Ceci n’est pas un avis médical.
Et ça ne dit rien de ta personnalité. Tu trouveras en ligne des listes de « traits de caractère des fétichistes des pieds » : rien de sérieux ne les appuie.
Une personne dont les pieds te plaisent n’a rien demandé. Quelques conséquences très concrètes :
C’est souvent ce qui fait le plus peur, parfois depuis des années. Ce qui aide :
Pour aborder ces conversations plus largement, les limites et les premiers pas sont sur la page BDSM débutant.
Beaucoup de gens passent des années à croire qu’ils sont seuls dans leur cas. Lire ce que d’autres écrivent suffit souvent à changer cela. Sur THE CAGE, la checklist BDSM permet aussi de dire ce que tu aimes ou non ; elle est liée à ton compte, les autres membres peuvent la consulter, et tu choisis qui.
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C’est une attirance marquée pour les pieds, et parfois pour les chaussures, les chaussettes ou les bas. Son nom savant est la podophilie.
On ne la connaît pas. Parmi les pistes, il y a la proximité des zones des pieds et des organes génitaux sur la carte du corps dans le cerveau, et les associations faites tôt dans la vie. Ce sont des hypothèses, aucune n’est prouvée.
Il n’existe pas de chiffre fiable pour la population générale. Une étude de 2007 sur des groupes de discussion en ligne place les pieds en tête des préférences, ce qui montre que ce n’est pas rare, sans dire combien de personnes sont concernées.
Pas en soi. La CIM-11, la classification de l’Organisation mondiale de la santé, a retiré le fétichisme de ses diagnostics. Une vraie souffrance, ou le fait de franchir les limites d’autres personnes, est une autre question, à aborder avec un ou une sexologue.
Non. Rien de sérieux ne relie ce goût à un type de caractère.
Dans un moment tranquille, en disant ce qui t’attire et ce que cela ne change pas entre vous, avec une proposition simple que l’autre peut refuser. Et si c’est non, c’est non.
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